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La Grande Course des Templiers
67 km    D2900+ / 2900-
Samedi 22 octobre 2005
Sandra m’a déposé à la gare de Conflans-fin-d’Oise et j’ai pris le RER jusqu’à La Défense puis Puteaux où j’ai rendez-vous avec Yves. Il fait froid. J’ai un bonnet en polaire vissé sur la tête, mon lecteur mp3 sur les oreilles et je suis déjà dans ma course. Fermé. Je me dis que les copains vont m’obliger à me détendre.

Je dis cela mais je ne me sens pas vraiment tendu (si ce n’est vers le but…). Je suis juste concentré. J’ai connu 15 mois de galère pendant lesquels j’ai cru ne jamais pouvoir recourir, alors ce moment-là a une saveur particulière.
Quand j’ai enfin pu reprendre l’entraînement, je me suis juré que plus jamais je ne perdrais mon temps et mon énergie à courir le chrono sur des courses qui ne laissent aucun souvenir. Parce que le temps passe et que demain tout peut s’arrêter. Parce que chaque course peut être la dernière.
J’ai donc fait la liste des courses dont je rêvais et celle-là est arrivée parmi les premières, avec les 100km de Millau et la Diagonale des Fous…

Je retrouve Yves qui a l’air inquiet et nous filons vers Combs-la-Ville récupérer Michel. Le temps d’un café, d’un deuxième, puis nous filons vers le Sud. L’ambiance est détendue et la circulation fluide. J’écoute sagement les conseils de Michel et de Yves qui ont déjà été respectivement deux fois et une fois finishers. De toute façon, je les ai tellement harcelés de questions au cours de ces deniers mois que je ne vois pas ce qu’ils pourraient me dire de plus ! Ils prennent quand même un malin plaisir à me mettre la pression sur le chrono sous le couvert d’encouragements et de compliments :
« Avec ton niveau par rapport au nôtre, tu vas forcément mettre moins de…  Au vu de ton entraînement, ça va être une balade de santé… »  Bla-bla-bla !   Je sais très bien qu’il n’y a pas de balade de santé possible sur une course pareille, et si j’ai confiance en ma préparation, ça ne m’empêche pas d’avoir la trouille.
Après quelques heures et une pause déjeuner, nous apercevons le viaduc de Millau, plus impressionnant vu de loin que lorsqu’on est dessus. Millau, c’est un autre rêve, et j’ai un pincement au cœur…

Nous arrivons dans l’après-midi à Sainte-Eulalie-de-Cernon et nous installons dans notre gîte qui jouxte l’ancienne commanderie templière. Nous retrouvons le frère de Yves, Didier qui vient de Toulouse.
Le reste de la journée se passe gentiment. Retrait des dossards et tour des stands du festival de l’endurance en essayant de ne pas trop piétiner, pasta-party, retour de Nant vers Sainte-Eulalie, préparation des affaires du lendemain, puis dodo pour tout le monde à 22h00.
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